Congé de naissance supplémentaire : ce qui change au 1er juillet 2026

1 avril 2026

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 crée un congé de naissance supplémentaire ouvert aux deux parents.

Qui peut en bénéficier ?

Pour chaque naissance ou adoption, chaque parent peut bénéficier d’un congé indemnisé d’une durée de 1 à 2 mois.

À partir de quand ?

Le dispositif entre en vigueur le 1er juillet 2026, sous réserve de la publication des décrets d’application qui préciseront ses modalités (prise du congé, indemnisation).

Comment fonctionne ce congé ?

  • Ce congé s’ajoute aux droits existants : congé de maternité, congé de paternité et d’accueil de l’enfant ou congé d’adoption.

  • Il ne peut être pris qu’après ces congés.

  • Il peut être pris :

    • simultanément par les deux parents ;

    • ou en alternance.

  • Il est fractionnable en 2 périodes d’un mois.

Quelle indemnisation ?

Pour les salariés, l’indemnisation est dégressive :

  • 70 % du salaire net pour le premier mois ;

  • 60 % du salaire net pour le second mois ;

Et ce, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale.

Quels délais pour le prendre ?

  • Enfants nés ou arrivés au foyer entre le 1er janvier et le 30 juin 2026 (ou naissance prématurée initialement prévue à partir du 1er janvier 2026) :
    → congé à prendre entre le 1er juillet 2026 et le 31 mars 2027.

  • Enfants nés ou arrivés au foyer à partir du 1er juillet 2026 :
    → congé à prendre dans les 9 mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant.

Ce délai de 9 mois est prolongé lorsque les congés de maternité, de paternité ou d’adoption sont eux-mêmes allongés (par exemple en cas de naissances multiples).

Quelles démarches auprès de l’employeur ?

Le salarié doit informer son employeur :

  • au moins 1 mois avant le début du congé ;

  • en précisant :

    • la date de début,

    • la durée,

    • et les modalités (fractionné ou non).

Ce délai est réduit à 15 jours lorsque le congé suit immédiatement un congé de paternité, d’accueil ou d’adoption et qu’il n’est pas possible de respecter le délai d’un mois.